La Tragédie du LANCASTRIA

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Harry Helas
Mis en ligne : mardi 16 novembre 2010, par Yves

Harry Helas

17th of June, 1940.
Après avoir passé la nuit sur un terrain, l’on nous demanda de rejoindre nos sections afin de commercer le voyage en direction du port de Saint-Nazaire. Après avoir beaucoup marché et parcouru de nombreux milles sur les routes ; nos officiers se rendirent compte que nous étions perdu. Ils allaient devoir recueillir des informations qui nous mèneraient à notre destination.
Par la suite, les officiers sont revenus dans des camions, dans lesquels nous embarquions à bord. En arrivant à Saint-Nazaire, nous embarquions à bord d’un destroyer français qui nous mena directement sur le Lancastria. Une fois le long du bord, l’on nous informa que le navire était complet, rempli de troupes et qu’il ne pouvait plus embarquer d’autres personnes. Nous recevions l’ordre de faire route sur le transporteur de troupes Oronsay qui arrivait sur zone. Quand ce navire apparu, c’était l’excitation totale, mais ce qui suivit était terrifiant. Un avion allemand sortit du soleil et lâchât quatre bombes sur le pont de l’Oronsay, mettant hors service son équipement de navigation. Des échelles de corde étaient lancées par-dessus bord, par l’équipage de l’Oronsay. Nous embarquions sur un navire souffrant d’un bombardement. Une fois à bord une brassière de sauvetage nous était remise ainsi que notre place qui se trouvait à proximité d’un bateau de sauvetage.
Dans les minutes qui suivirent, les bombardiers allemands sont arrivés et commencèrent à laisser tomber des bombes sur le Lancastria. Pendant tout ce temps les destroyers ainsi que l’Oronsay faisaient feu sur les bombardiers, quelques troupes courageuses aidaient à recharger les canons.
Une des bombes tomba à proximité de la cheminée du Lancastria. Les civils, les soldats ainsi que les marins et personnel du bord se jetaient à la mer pendant que le bateau chavirait. Plus de 4500 personnes périrent dans ce naufrage. Churchill a mis une interdiction immédiate sur toute la publication de cette terrible tragédie. A bord de l’Oronsay, nous récupérions les malades et blessés qui avaient passé un long moment dans la mer. Il y avait également de bons nageurs qui avaient rejoint l’Oronsay à la nage, sinon c’était d’autres navires qui nous amenaient les blessés, c’était un chemin très long. Lors du retour à Plymouth, l’on nous avait demandé de rester sur un côté du navire. Ceci afin de réaliser une garde d’honneur pour les malheureux qui décédèrent lors du voyage du retour à la maison.
Lorsque nous avions débarqué à Plymouth, nous avions été reçu par l’armée du salut (Salvation Army volunteers), qui nous distribuèrent des sandwiches, des gâteaux et du thé. Etions nous prêt à manger quelque chose !!!!!

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