La Tragédie du LANCASTRIA |
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2. Le Lancastria réquitionné pour la Guerre Mis en ligne : jeudi 23 juin 2005, par Yves
Le Lancastria et la guerreLe 1er septembre 1939, la radio française annonce la mobilisation générale. ![]() Panneau de cale la première bombe tomba dans cette cale causant la mort de plus de 800 soldats Ses jours de croisière sont finis. ![]() Le Lancastria à Egremont en 1936 Pendant ce temps ![]() L’Athénia
![]() L’Athénia Eté 1939, ![]() Ecomusée Saint-Nazaire ![]() Ecomusée Saint-Nazaire ![]() Ecomusée Saint-Nazaire La nuit du 13 au 14 octobre 1939, l’U-47 commandé par le capitaine Günther Prien lance à 01h27 une deuxième salve sur le prestigieux cuirassé, le « Royal Oak » navire de 187 mètres ; il sombre en moins d’un quart d’heure, emportant avec lui les 833 membres de l’équipage. ![]() Photo Eco Musée St Nazaire Entre 1939 et 1945, les allemands produisent plus de 1000 sous-marins.
A la fin de l’année 1939, les anglais ont déjà perdu 114 bâtiments
![]() 14 mai 1940, bombardement sur Rotterdam Le 10 juin les formations blindées motorisées de la Wehrmacht franchissent la Seine Le 14 juin, les allemands défilent dans Paris sur les champs Elysées
Le RMS Lancastria est devenu le HMT Lancastria et ses peintures de navire de croisière prennent des couleurs ternes. Les premiers jours de la guerre, vue sa grande capacité de chargement, il est engagé pour les transports de troupes dans l’Atlantique Nord. Il évacue des troupes de Harstdad ; il revient en Angleterre avec ses salles remplies de soldats épuisés et déprimés. Sur la route il est repéré par un avion allemand qui le prend en chasse et lui laisse tomber une salve de bombes qui manquent leur objectif ; ces troupes débarquent à Glasgow en Ecosse .
![]() Le Lancastria, muni d’un canon à l’arrière Entre le 26 mai et le 4 juin, pas moins de 340 000 hommes doivent rejoindre l’Angleterre au cours de la fameuse opération Dynamo, une retraite présentée comme une victoire ; il en va du moral de la Nation. Mais il reste des civils et 150 000 soldats du Corps Expéditionnaire britannique, non encore évacués. Ordre leur est donné de rejoindre les ports de l’ouest. Les allemands dans cette guerre éclair, progressent sur le sol français, sans rencontrer d’opposition ou presque, et se rapprochent du Havre, de Cherbourg, Saint-Malo, Brest, La Pallice.... Et des dizaines de milliers d’hommes sont évacués dans l’urgence avec succès. Subissant déjà des raids aériens Saint-Nazaire est au cœur de cette opération baptisée "Aerial". Mais le pire reste à venir...............
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Le 14 mai 1940, le Lancastria était amarré dans le port de Glasgow parmi d’autres navires pour le convoi « Alabaster » ; tandis qu’un orchestre écossais jouait sur le quai le Lancastria appareillait rempli de troupes ; les ponts étaient entassés de soldats ; cette opération devait se répéter au mois de juin avec le triple de soldats à bord. ![]() Lors de son escale à Greenock, le Lancastria charge environ 55 tonnes de combustible car il doit être en permanence prêt à appareiller pour d’éventuelles opérations ; ni le capitaine , ni l’équipage ne connaissent leur destination, ainsi le 4 juin, il fait route pour Liverpool où il passe en cale sèche pour une révision bien nécessaire. Lors de cet arrêt technique le second capitaine - M. Harry Grattidge - se repose ; il donne des permissions à autant de membres d’équipage que possible, surtout qu’en ces premiers mois de guerre les pertes dans la marine marchande sont considérables ; elles sont plus conséquentes que dans tous les services britanniques rassemblés. A la fin de son dîner au restaurant « Adelphi », M Grattidge se rend à la compagnie Cunard à Pier Head pour poser d’éventuels congés M Grattidge raconte : Dès que je rentre au bureau, je m’aperçois qu’il y a un problème ; le capitaine - M. Davies - se sent très soulagé de me voir ; il me dit : nous avons de gros soucis, retournez sur le Lancastria et rappelez tout le monde car vous devez appareiller pour minuit ; votre mission n’est pas encore spécifiée mais le navire est réquisitionné pour Plymouth". Une fois à bord, M Grattidge demande au chef mécanicien de préparer les machines pour un départ immédiat ; il avertit le capitaine Sharp de la situation. Suite aux télégrammes et aux messages diffusés dans les rues à l’aide de hauts parleurs, tout l’équipage se retrouve à bord sauf trois. Le lancastria quittera Liverpool pour la dernière fois. En effet, suite au désastre de Dunkerque, les anglais réquisitionnent toutes sortes de navires pour évacuer les hommes menacés par l’avancée éclair des allemands. Le 14 juin 1940 au soir, le Lancastria appareille avec à son bord 3 tonnes d’huile réparties dans deux cuves de 1500 litres ; personne à bord ne connaît la destination . Le dimanche 16 juin à 07h00, le navire arrive sur rade de Plymouth pour mouiller son ancre ; ni le capitaine ni le second ne débarquent à terre ; ce sont des fonctionnaires qui embarquent pour examiner les capacités de logements pour les troupes. Ensuite, il quitte Plymouth pour Brest accompagné du navire Franconia , navire de 20341 tonnes. En passant devant Brest le dimanche après-midi, ils aperçoivent d’épaisses colonnes de fumées provenant de réservoirs d’essence en feu . Ne pouvant plus rien faire à Brest le destroyer HMS Highlander contacte le Lancastria pour lui donner une nouvelle route vers le Sud en passant à proximité de la baie de Quiberon, ainsi les deux transatlantiques peuvent voir le littoral français. A 20h, le Lancastria et le Franconia ne sont juste qu’à quelques milles de leur destination, quand tout à coup un avion allemand surgit du ciel et largue quatre bombes entre le Franconia et le Lancastria situé derrière lui ; une bombe explose à toucher le Franconia lui soulevant son pont ; suite aux dégâts, le capitaine ne peut que mouiller son ancre et réparer ; aucune autre solution n’est possible ; ainsi le Lancastria l’accompagne et mouille dans la baie de Quiberon. Quelques heures après , le Franconia, en attente d’éventuels ordres, souhaite bonne chance au Lancastria. Peu de temps après, le Lancastria aperçoit un chalutier qui fait route sur lui ; celui-ci informe le capitaine Sharp que le secteur n’est pas sûr et lui conseille de faire route sur Saint-Nazaire ; le capitaine en fait bon usage et met le cap sur l’entrée de l’estuaire de la Loire. ![]() ![]()
The Lancastria in the waitting area ![]() Le Wellington Star ![]()
Le 16 juin 1940, on peut apercevoir un grand nombre de navires mouillés aux alentours du phare des charpentiers ; cette rade est peuplée de navires transports de troupes ; ainsi les plus gros navires au tirant d’eau important s’alignent dans le chenal d’accès des Grands Charpentiers ; c’est l’unique passage pour ces navires. ![]() Le Sobieski Ce navire est venu accoster à Saint-Nazaire, le 16 juin 1940 en début d’après
midi, pour charger un maximum de troupe dont beaucoup de polonais.
![]() Le Georgic
Le navire Georgic était également le 16 juin 1940 à Saint-Nazaire pour y embarquer des troupes à Saint-Nazaire Pendant ce temps en France A Saint-Nazaire ![]() Pétrolier Palmyre Ecomusée St Nazaire Embarquement des troupes sur les navires à Saint-Nazaire qui ensuite feront route sur les navires au large ![]() ![]() ![]() Arrivée en train Le Teiresias coule le 17 juin 1940 à l’entrée de la Loire ![]() Juin 1940, dans le port de Saint-Nazaire
![]() photo Eco Musée St Nazaire 10 juin 1940, les alertes se multiplient, le nombre des navires augmente de plus en plus. Les déchargements s’élèvent à une cadence jamais atteinte. Mercredi 12 juin 1940, entrée du paquebot Champlain dans le port de Saint-Nazaire 12 juin 1940 vers 22h30, bombardement par avions allemands. Une bombe tombe sur la voie ferrée de Saint-Nazaire Nantes, près du passage à niveau dit « de Nantes » en arrière du quai des Charbonniers, coupant la double voie de Nantes à Saint-Nazaire et creusant un entonnoir de 20 mètres de diamètre et de 7 à 8 mètres de profondeur. 3 autres bombes sont tombées sur la plage à peu de distance du monument américain. Dans la semaine du 9 juin au 16 juin 1940, les alertes se multiplient à Saint-Nazaire. Le nombre des navires augmente de plus en plus. Les déchargements s’élèvent à une cadence encore jamais atteinte. Il y a 22 navires en rade des Charpentiers à la fin de la semaine et 80 avec Quiberon. 16 juin, un paquebot se tient en rade de Saint-Nazaire et les troupes y sont portées par des remorqueurs plus petits. Un autre paquebot entre dans la forme entrée où des troupes sont embarquées ainsi que sur 2 contre-torpilleurs qui chargés de troupes, les portent aux paquebots a midi un avion allemand mitraille un paquebot sur rade, laisse tomber une bombe à 50 mètres de ce paquebot qui embarquait les troupes. La D.C.A. l’oblige à prendre la fuite. On pouvait évaluer à 8000 le nombre de soldats anglais embarqués ce jour. Déjà le 17 juin 1940, le Somersetshire chargé de blessés quittait le port de Saint-Nazaire. Plusieurs bateaux comme le Dundrum Castle, Marlew et Pollux n’avaient pas été déchargés. Le Clan Fergusson quittait le port de Saint-Nazaire le 18 juin 1940 à 4h50 suivi du Pierre LD, Beltoy, Harpathian, Brant County, Engertre, Luronne, Néion, Sprmex, Shelsprat, San Antonio, Indo Chinois, Château Pavie, Glenaffaric, Cap Sun et le dernier à 19h30 le Cap Cauvin. Le 18 juin 1940, la capitainerie de Saint-Nazaire estimait seulement 1000 à 15000 rescapés sur le naufrage du Lancastria et estimait le nombre de 5 à 6000 personnes à bord. Le 18 juin, l’embarquement des troupes anglaises est peu à peu terminée, il a été embarqué des soldats sur tous les navires anglais. On peut évaluer à 30 000 tonnes de munitions et à 30 000 le nombre de soldats embarqués. A 20h, nombreuses explosions dans la région de Montoir. Mercredi 19 juin 1940, la marine française fait sauter le pont de Méan. Sorti du Jean Bart à 5 h. A 10h, la capitainerie apprend l’entrée des allemands à Nantes pour 15h. A 15h, arrivée de 700 polonais, les officiers insistent pur traverser la Loire. Le commandant du port de Saint-Nazaire, demande que les polonais se rendent à la Turballe où, au moyen de bateaux de pêche, ils passeront sur les paquebots en rade de Quiberon. Refus des officiers polonais qui préféraient se battre sur zone que d’aller sur la Turballe. Le commandant cède et les fait passer sur les remorqueurs restants, le ‘Goéland’ etc... pour traverser la Loire. Le transbordement sera fini à 18h. Quelques heures après un amiral annonce l’arrivée à Saint-Nazaire, de toute une division polonaise qui se trouvait à Coetquidan. Le gros de la troupe est à Herbignac mais des détachements sont déjà en route sur Saint-Nazaire, par trains, camions où à pieds. Ils arriveront dans la nuit. Nuit du 19 au 20 juin 1940. Un détachement de 500 polonais arrive à la vieille entrée à 19h. Ils arriveront encore à passer la Loire. Un 2ème détachement d’égale importance arrive vers 21h. Il n’est plus possible de traverser, il n’y a plus personnes à bord des remorqueurs ‘Furan, Ballast I et Ballast II’. Les troupes polonaises sont repérées par les avions allemands, ainsi que celles qui continuent à affluer en ville et qui sont dirigées sur Plaisance (Saint-Nazaire Ouest). Les avions allemands volent à très basse altitude (il n’y a plus de D.C.A.) et lancent 3 ou 4 séries de 3 ou 4 bombes ne causant aucun dégât. Vers 1h15 du matin, ils lancent 4 bombes en ville, cherchant vraisemblablement à atteindre les troupes polonaises qui traversent la ville. Les bombes détruisent entièrement 4 maisons et tuant leurs habitants. Au petit jour, les polonais de la Vieille Entrée se décident à partir. La journée du 20 juin 1940, vers 7h du matin, des contre-torpilleurs anglais se présentent pur embarquer les polonais. Les torpilleurs entrent successivement dan la forme écluse où se trouve déjà le « Palmyre » et embarquant les polonais. L’embarquement est terminé vers 11h. 5 autres contre-torpilleurs se rendent au Croisic pour embarquer le reste des troupes polonaises qui y sont dirigées tant d’Herbignac que de Plaisance. Samedi 22 juin 1940, les troupes allemandes arrivent à Saint-Nazaire Suite17 juin 1940, la tragédie du Lancastria, le désastre copyright Yves Beaujuge copyright association Lancastria Angleterre Aucun document n'est attaché à cet article. |
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