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Madame Jegu
Mis en ligne : samedi 25 juin 2005, par Yves
Témoignage de Madame Jégu
Je suis née le 6 juin 1931 au 7 rue de l’écluse à, maison donnant directement sur le sas de la nouvelle entrée du port de Saint-nazaire.
J’ai assisté petite fille à l’arrivée des troupes anglaises. Lorsque leurs navires sassaient, nous les enfants, avions tout loisir de lancer des pommes aux soldats qui nous remerciaient en jetant des pièces sur le quai. C’était pour nous une course à la fortune au risque de tomber à l’eau car les pièces roulaient.
Mon père, capitaine au long cours, avait été mobilisé comme officier de réserve à la Pallice. Ma mère loua une des chambres de notre maison à un colonel anglais. Son logement fut visité par un espion allemand ce qui entraîna son départ rapide.
Ma mère prenant peur, partit avec ses enfants à la Pallice, c’était la veille de l’explosion du « Champlain ». nous étions donc pas à Saint-Nazaire lors de l’évacuation des troupes anglaises. (Le colonel a peut être embarqué sur le lancastria !!) Ce n’est qu’à notre retour à Saint-Nazaire début juillet 1940 que nous avons trouvé notre maison occupée par des marins allemands et que nous avons entendu parler du « Lancastria » sans plus de détails. Les évènements malheureux de la guerre se succédaient.
Ce qui était arrivé au Lancastria est resté longtemps une énigme dans nos mémoires. Qui savait quoi ??
Il a fallu que l’association Mémoire et savoir Nazairiens soit en possession du livre de John West « The lost of Lancastria » pour que soit révélée l’ampleur de la tragédie. J’en ai fait la traduction .
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